Le commencement de Laura

L’histoire abrégée, serrée-emballée, de comment j’ai découvert La Tank.

Un jour, dans une formation de scénarisation documentaire rue Saint-Laurent, j’y rencontre une fille brillante, Monica et notre relation évolue promptement au statut d’amies Facebook-iennes pour ensuite, fidèle à la majorité des rencontres passagères de nos vies, tomber dans l’oubli. Deux ans plus tard, sur mon News Feed, apparaît une activité à laquelle elle participe et dont elle en fait la promotion :

photo1

Ma curiosité se pointe le bout du nez: s’ensuit des recherches, des interrogations, du stalkage en bonne et due forme, puis finalement se présente cette envie, à la fois terrifiante et stimulante, de participer.

« – photo3Complet. »

« – Ah bon, dommage, prochain mois! »

À noter la date de la découverte ici – mesdames et messieurs. Et oui : je me suis trouvé des excuses pendant plus d’un an pour éviter La Tank. Ce qui nous amène au noyau du texte : le déclic.

Ce dernier, au contraire de la découverte, a vu le jour non pas suite à une série d’événements, mais suite à une série de décisions. Pour contrer ce conflit intérieur qui m’empêchait de me lancer, il fallait détruire mes excuses. Une à la fois.

 

  1. « JE N’AI PAS LE TEMPS »

Le temps, c’est un peu comme une bonne femme qui te tient compagnie et qui ronfle quand t’écoutes Netflix, mais lorsqu’enfin tu te convainc de t’inscrire à une nouvelle formation, elle fait « tic-tac » en pointant sa montre.

photo2Photo : Tsk, Keene Point of View

La plupart des gens ont une vision très erronée du temps. En fait : ils en font souvent un mauvais usage, le distribuant ou le pesant de manière inadéquate. Même dans l’ère du multi-tasking, plusieurs personnes en font trop et n’utilisent pas leur temps de manière intelligente. J’en parle d’expérience : je veux toujours trop en faire, car c’est là que je deviens plus productive. Si on veut que quelque chose soit fait, faut le donner à quelqu’un d’occupé.

Dans mon univers, il me semblait donc impossible de jongler un projet de plus. C’est alors que, un certain mercredi soir, j’ai été obligée de me réévaluer tandis que j’allais visionner un troisième épisode de Downton Abbey. Honnêtement, her Ladyship pouvait attendre : je venais d’avoir la preuve qu’un trois heures dans ma semaine, je l’avais. Il suffisait juste que je décide comment le consommer : au développement de soi et à la découverte ou à saisir la différence entre un « first footman » et un « second footman ».

Depuis LA TANK : J’ai quand même appris la différence entre un « first footman » et un « second footman » (le second sert les sauces, entre autre). Tout comme ma semaine ne s’est pas du tout transformée en un bordel chaotique depuis que je dédie un soir à cet atelier de création accélérée.

 

  1. « JE VAIS Y RÉFLÉCHIR  »

Une prise de décisions sage est le fruit d’une réflexion pondérée et raisonnée.

Mais si tu fais une liste de « pros & cons » à chaque fois que t’hésites d’assister à ton cours de « Yoga Chaud », il n’y est plus question de réflexion, mais d’excuses.

L’impulsion doit avoir une place saine dans nos vies. Parfois, il suffit de se lancer. Planifier et calculer à n’en plus finir, c’est de stagner au stade de la rêverie. La rêverie inerte, ça garde en otage plusieurs esprits créatifs, qui sautent d’une idée à une autre, sans jamais concrétiser leur vision. J’en plaide coupable.

Nous vivons dans une ère où l’inspiration est en surabondance : un Ted Talk est aussi accessible que de la pornographie. Vimeo et Youtube capture toujours mon attention, débordant d’animations et de courts métrages qui me font pétiller la cervelle ou de gens époustouflants dont la vie quotidienne m’inspire (coucou, Casey Neistat).

L’inspiration est nécessaire : notre créativité se nourrit d’éléments extérieurs, c’est ainsi qu’elle évolue. Mais lorsque l’inspiration fait l’ombre à la prise d’action, c’est qu’elle est déguisée en procrastination.

Alors voilà, j’ai fait le saut. Au bout de compte, je me suis dit que c’est l’essai lui-même qui sera le plus apte à m’indiquer si j’aime l’expérience ou pas.

Depuis LA TANK : Non seulement je raffole de l’expérience, mais le rythme accéléré au sein de La Tank a su développer mon côté proactif.

 

  1. « LE PROJET DU MOIS NE M’INTÉRESSE PAS »

« Projet 19 – Création d’un médicament » : je vais tuer quelqu’un.

« Projet 16 – Concours culinaire » : je brûle mon gruau le matin.

« Projet 12 – Émission de radio » : j’ai mal à la gorge.

« C’est nouveau, donc intéressant », dit souvent une de mes meilleures amies. Pour ma part, j’ai toujours été une personne très, très curieuse, qui aime tout essayer une fois et qui a toujours été passionnée par plusieurs sujets variés.

Pendant mon année d’excuses, pourtant, j’ai fait l’erreur de mal cerner La Tank en mettant de côté les projets qui semblaient trop s’éloigner de mes talents, aptitudes ou intérêts.

À La Tank, personne n’est là pour se prouver. Le but c’est de justement vivre une expérience différente à ton habitude et de sortir de ton confort, de t’éloigner de ce que tu connais. Au contraire, vaut mieux choisir un défi dans lequel tu n’excelles pas et qui pourra t’apprendre quelque chose de nouveau.

Depuis LA TANK : J’ai confectionné des vêtements en origami (une activité que, sérieusement, jamais je n’aurais cru faire en 2016) et j’ai contribué à la création d’un paquet de cartes à saveur montréalaise.

 

  1. « MON AMI NE PEUT PAS CE MOIS-CI »

Je suis une personne introvertie, mais pas quelqu’un de gêné. J’adore rencontrer du nouveau monde, mais j’adore aussi aller au cinéma non-accompagnée.

Ceci étant dit, La Tank c’est une famille. Il y a un sentiment d’appartenance très fort et les liens y sont tissés serrés, ce qui peut sembler intimidant lorsqu’on hésite de s’y aventurer.

Pendant longtemps, j’ai essayé de convaincre mes amis de participer avec moi, qu’on en fasse une sortie hebdomadaire ensemble, en gang de deux ou en trio, question de gagner du courage en y faisant mon entrée.

Force a été de constater que la pire décision, c’est d’attendre après la décision de quelqu’un d’autre. Alors je me suis inscrite, en solo et sans regrets. Il n’y a sérieusement rien de mieux que de rencontrer des gens passionnés, généreux et motivés. C’est la solution à tous les maux créatifs, j’en repars toujours avec un regain d’énergie.

Depuis LA TANK : J’ai été accueillie sans précédent, fait de nombreuses rencontres qui me sont très précieuses et je me sens déjà comme chez moi. Et après deux mois solo, mon amie s’est enfin inscrite d’elle-même.

Au plaisir de vous croiser à La Tank un jour.

Laura

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.